Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

La mémoire : The Missing House de Christian Boltanski

par L@Prof 26 Mai 2011, 23:24 Histoire des Arts

La maison manquante


missing
Christian Boltanski est aujourd'hui reconnu comme l'un des principaux artistes contemporains français, Christian Boltanski est resté marqué par le souvenir de l'holocauste, il est en couple avec Anette Messager, une autre artiste contemporaine.

Il utilise dans ses oeuvres (souvent des installations) des matériaux divers tels que les objets de récupération, et travaille souvent avec la lumière et des photographies contrastées.

 

Toutes les œuvres nous isolent du moment présent pour nous transporter dans un espace de méditation, voire de recueillement pour les pièces des dernières années qui s'articulent autour du thème de la mort. Même les séries comiques comportent un caractère grinçant qui évoque l'idée d'un règlement de compte avec des événements passés encore pesants dans la mémoire. Ces œuvres comiques interrogent la mémoire individuelle, tandis que les œuvres qui traitent de la conservation des documents, dans le musée ou les centres d'archives, interpellent la mémoire collective.
Ainsi, toutes les œuvres de Boltanski travaillent sur le souvenir, du souvenir d'enfance au souvenir des défunts, de l'histoire personnelle à la grande histoire.

 

 

The Missing House

 

 «Le cow-boy, dans son avion, il appuie sur le bouton et la bombe s'écrase sur une des maisons et pas sur les autres.» Christian Boltanski


Dans le cadre de l’exposition Die Endlichkeit der Freiheit, Berlin, été 1990 ( célébration de la réunification des deux Allemagnes), Boltanski doit réagir en plasticien à la chute du mur de Berlin. Il trouve un ensemble immobilier dans la partie est de la ville, dont manque une section médiane détruite durant la seconde guerre mondiale ; Vingt juifs qui avaient été tués par les nazis se trouvent parmi les anciens occupants identifiés.

 

Aidé d’étudiants, Boltanski installe sur les deux murs mitoyens, devenus façades, des plaques indiquant le nom, le métier, ainsi que la date de mort des anciens occupants, au plus prés de l’emplacement des appartements aujourd’hui disparus.

Une absence gagne en densité par la qualité de présence que l’artiste donne au vide. Des façades deviennent reliques (mémorial ?) des habitants défunts de l’ancien Berlin-Est.

La place laissée vide par l'immeuble détruit est ainsi rattachée au souvenir des habitants disparus. Travail "de mémoire", comme on dit. La "petite mémoire", celle des anonymes. Des mots et des noms, placés bizarrement, à une hauteur empêchant toute lecture, en sont les stigmates.

L'oeuvre est encore en place aujourd'hui, Grosse Hamburgerstrasse Berlin (ex-est).

 


commentaires

Haut de page