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| Papyrus de Kh (détail) vers 1400 avant JC |

C'est en Grèce que des philosophes et des mathématiciens établirent (de 500 à 100 av. J.-C.) que notre "image visuelle" était constituée de lignes droites partant de l'œil et formant un cône", posant ainsi les bases de la réflexion sur la perspective.
Son application dans l'art reste très intuitive, mais on sait que les lignes doivent converger pour exprimer le relief.
On retrouve donc ces efforts dans les fresques romaines de l'Antiquité.
fresque villa de P. Fannius Synistor à Boscoreale, près de Pompeii, Rome, fin de la République, vers. 50-40 avant J.C., 265.4 x 334 x 583.9 cm
La connaissance de la perspective ne progresse pas pendant le Moyen-Âge, où l'aspect symbolique prédomine sur la représentation du réel.

avril, très riches heures du duc de Berry, 1412-16

En 1344 l’Annonciation d’Ambrozio Lorenzetti (Voir pl. 22) marque une transition, par l’apparition d’un véritable plan de base permettant de cerner le sol sur lequel se tiennent les personnages.
Petit à petit, les artistes cherchaient à représenter l'espace de façon plus réaliste.
C'est pendant la Renaissance (au XVe s. en particulier) que des artistes comme Brunelleschi, Alberti, De Vinci... cherchèrent des méthodes géométriques et sûres pour représenter en volume même les objets les plus compliqués.
Ils inventent le point de fuite, point où convergent les lignes qui représentent la profondeur et que l'on appelle les fuyantes (ou lignes de fuite)
Au début du XVIe s. apparait la notion de ligne d'horizon, ligne imaginaire qui se situe toujours devant nous, à la hauteur des yeux.

Cependant, ailleurs, comme au Japon, on développait la représentation en perspective cavalière, où les fuyantes sont parallèles entre elles, seule représentation du volume connue jusqu'aux échanges avec les occidentaux au XVIIIè s.
Japon, période d'Edo (XVIIe siècle)
Les artistes des siècles suivant purent alors travailler en pleine connaissance de la perspective.
Diego Vélasquez, Les Ménines, 1656 Au XIXe s., l'invention de la photographie permit la diffusion des images et permit à tous de voir et de comprendre définitivement la perspective.
Gustave Caillebotte, les raboteurs de parquet, 1875
Au XXe s., les artistes, suivant leur sensibilité, représentent la réalité ou travaillent dans l'abstraction. Ils sont libres d'utiliser ou non la perspective, ou de jouer avec elle.
Robert Delaunay, La tour Eiffel rouge, 1911
M.C. Escher, exposition de gravures, 1956 
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